Sécurité routière : toujours plus de radars tourelle vandalisés

Les dégradations sur les radars tourelle s’élèvent à 80 millions d’euros, selon la Sécurité routière.

Ils sont censés être les radars du futur : plus modernes, plus perfectionnés, et surtout plus difficiles à dégrader. Et pourtant, les actes de vandalisme sur les radars tourelle se multiplient, jusqu’à un par jour, rapporte BFMTV mardi 7 janvier.

Alors que, au plus fort du mouvement des « gilets jaunes », jusqu’à 75% des radars automatiques avaient été détruits ou dégradés, le gouvernement avait annoncé le déploiement de plusieurs centaines de radars de nouvelle génération « Mesta Fusion 2 ». Perché sur un mât de 4 mètres de haut, il est capable de scanner huit voies de circulation et plusieurs véhicules en même temps, sur un tronçon de 200 mètres.

« Pour le moment, il ne fait que flasher la vitesse et les feux rouges, explique à BFMTV le journaliste à Auto Plus, Pascal Pennec. Mais dans un proche avenir, il est voué à constater et à sanctionner beaucoup d’autres infractions, que ce soit la ceinture de sécurité, le téléphone au volant… »

« Les radars ont pour effet de faire baisser les vitesses et la dégradation systématique des radars entraîne a contrario des comportements d’indifférence au respect de la vitesse, et du coup provoque du danger, déplore le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. On peut dire sans hésitation que ceux qui détruisent les radars, tôt ou tard, ont du sang sur les mains. » À la mi-décembre, il estimait le coût des dégradations sur ces nouveaux radars à 80 millions d’euros.

Le gouvernement prévoit dé déployer 1.200 radars tourelle sur tout le territoire d’ici la fin de l’année, indique BFMTV.